L'homme de droite vu par un homme de gauche
Le droitier se considère moins comme un individu original
que comme membre d'une communauté (patrie, ethnique ou religieuse). Elle et son histoire forment la
base à partir de laquelle il mesure à sa juste valeur l'inertie des mentalités,
ou identifie les fondamentaux de nos sociétés qui en font les repères. Il
trouve des accents pour disserter des immanents de notre nature, de la beauté
des ordres anciens.
Cependant, les affres de la simplification froissent le droitier : la communauté à laquelle il appartient n'est jamais exactement celle qu'il imaginait. Il se trompe de mots à chaque fois qu'il s'agit de désigner qui en fait partie et qui n'en fait pas partie. Qu'importe ! Lui sait, il sait sur qui il peut compter, il peut nommer ses ennemis et, bien souvent, la connaissance qu'il a de la France est pour lui une force. Il découvre alors des trésors de conviction quand il s'adosse à sa "communauté" pour communiquer en son nom. Cette démonstration ne va pas sans les débordements propres à ceux qui dans l'exercice de leur pouvoir peuvent mal doser le trait, qui dans la décontraction d'un geste un peu appuyé débordent accidentellement du contour fixé : c'est l'occasion d'une petite phrase clivante, d'une petite stigmatisation. Le droitier considère à ce titre que cette régression s'apparente à une pulsion animale qu'il faut purger de temps à autre (guerre, viol, danse des canards). Elle vient opérer en une sorte de compensation à tous ces efforts de constructions et de luttes menées en commun. Du reste, le droitier est confiant : l'Homme n'est certainement pas ce monstre qui inhumain qui omettrait de se sauver lui-même. Il a confiance en Lui, sa propre noblesse ou celle de sa communauté réussissant toujours à faire surface et à s'imposer en cas de nécessité absolue. Mais l'éventualité de ce sauvetage en cas de dérive de notre société ne serait pas nécessaire si j'oubliais de mentionner où se trouve l'intérêt du droitier ce vers quoi tendent la majorité de ses efforts, ou si l'on veut , que le plus mauvais procès à lui intenter serait de le soupçonner d'oublier son intérêt personnel dans ses suffrages.
Finalement, le droitier est optimiste : même s'il n'est pas très riche aujourd'hui, il le sera demain, et il peut d'ores et déjà agir sur la base de cet acquis, en défendant les valeurs (sanctualisation de la propriété, le travail et les risques mènent immanquablement à la richesse) , toutes valeurs qui lui seront utiles dans l'avenir, et qui asseyent son rêve d'aujourd'hui. Mais qui démontrera ici que le « sens de l'histoire » a appauvri le monde occidental ?
Cependant, les affres de la simplification froissent le droitier : la communauté à laquelle il appartient n'est jamais exactement celle qu'il imaginait. Il se trompe de mots à chaque fois qu'il s'agit de désigner qui en fait partie et qui n'en fait pas partie. Qu'importe ! Lui sait, il sait sur qui il peut compter, il peut nommer ses ennemis et, bien souvent, la connaissance qu'il a de la France est pour lui une force. Il découvre alors des trésors de conviction quand il s'adosse à sa "communauté" pour communiquer en son nom. Cette démonstration ne va pas sans les débordements propres à ceux qui dans l'exercice de leur pouvoir peuvent mal doser le trait, qui dans la décontraction d'un geste un peu appuyé débordent accidentellement du contour fixé : c'est l'occasion d'une petite phrase clivante, d'une petite stigmatisation. Le droitier considère à ce titre que cette régression s'apparente à une pulsion animale qu'il faut purger de temps à autre (guerre, viol, danse des canards). Elle vient opérer en une sorte de compensation à tous ces efforts de constructions et de luttes menées en commun. Du reste, le droitier est confiant : l'Homme n'est certainement pas ce monstre qui inhumain qui omettrait de se sauver lui-même. Il a confiance en Lui, sa propre noblesse ou celle de sa communauté réussissant toujours à faire surface et à s'imposer en cas de nécessité absolue. Mais l'éventualité de ce sauvetage en cas de dérive de notre société ne serait pas nécessaire si j'oubliais de mentionner où se trouve l'intérêt du droitier ce vers quoi tendent la majorité de ses efforts, ou si l'on veut , que le plus mauvais procès à lui intenter serait de le soupçonner d'oublier son intérêt personnel dans ses suffrages.
Finalement, le droitier est optimiste : même s'il n'est pas très riche aujourd'hui, il le sera demain, et il peut d'ores et déjà agir sur la base de cet acquis, en défendant les valeurs (sanctualisation de la propriété, le travail et les risques mènent immanquablement à la richesse) , toutes valeurs qui lui seront utiles dans l'avenir, et qui asseyent son rêve d'aujourd'hui. Mais qui démontrera ici que le « sens de l'histoire » a appauvri le monde occidental ?
L'homme de gauche vu par un homme de droite
Paradoxalement, le gaucher
est un individualiste qui s'ignore. Il prétend penser par lui-même et trouver
des solutions nouvelles aux problèmes anciens. Il s'échauffe tout seul,
analyse, conçoit : c'est lui qui a inventé le communisme. Son orgueil lui
refuse d'accepter des plages de régressions ou de simplicité, et souvent il
travaille ses analyses. Le gaucher n'est pas drôle. Il arrive à certains d'être
de brillants esprits, mais comme trop souvent ils ignorent le style, ils ne
profitent jamais complètement de la stature à laquelle il pourraient prétendre.
Le gaucher croit pouvoir
embrasser la complexité du monde à lui seul. L'injustice lui donne l'énergie de
la protestation et – bizarrement, mais ne serait-ce pas le but premier – son
indignation le place au devant de la scène.
Son entrain à bâtir de
l'ingénierie sociale force parfois l'admiration, et prête à sourire. Le gaucher
a analysé les problèmes sociaux avec beaucoup plus de sens critique et de
profondeur que le droitier, qui c'est vrai, a du mal à se départir de l'origine
de son point de vue, des aspects simplistes des prémisses de sa pensées, la
prévalence de son versant animal menaçant toujours de l'emporter, toutes choses
qui finissent par gâcher la qualité intellectuelle de ses interventions : le
conservatisme présente plus de rides que de fards. Heureusement le gaucher et
son orgueil connaissent un semblable emportement quand vient le moment
d'évaluer la qualité ou l'efficacité de ses « solutions » sociales.
Il y a comme une enfance de
l'esprit qui s'acharne à prendre le pouvoir contre les anciens qui relève bien
plus de la crise d'adolescence que d'un système de réflexion. Le gaucher ignore
son âge, les anciens, les lettres, son poids plume.
Le gaucher a engendré le
marxisme dont la qualité de l'analyse démontre avec brio sur quelles injustices
les organisations humaines se bâtissent. Qui pourrait démontrer ici que le
monde entier ne prend pas précisément la direction prévue par Marx ?