
Le haut fonctionnaire Maurice Papon est mort ce samedi 17 février. Sa nécrologie sur France Inter a bien rappelé quelle chance il a eu de mourir dans son lit, chance qu’il n’aura pas songé à partager avec ceux qu’il a envoyé en déportation. Mis en bière avec sa légion d’honneur, il aura été accompagné des adieux les plus froids que nous puissions lui adresser, nous autres habituels silencieux.
Pendant son procès, il s’est toujours défendu d’avoir joué un quelconque rôle qui puisse augmenter l’efficacité des déportations de juifs. Quelle autre stratégie pouvait-il adopter ? Avancer, accepter de prendre en compte les témoignages des parties civiles, écouter enfin les gens qui s’apprêtaient à le condamner, et finalement, rencontrer l’inconfort de sa culpabilité.
Ce n’est pas le choix qu’il a fait.
Et moi je me demande comment il aura réussi à repeindre ces pans de mémoire là, comment et où il avait trouvé le matériau pour combler ces béances.
Pendant son procès, il s’est toujours défendu d’avoir joué un quelconque rôle qui puisse augmenter l’efficacité des déportations de juifs. Quelle autre stratégie pouvait-il adopter ? Avancer, accepter de prendre en compte les témoignages des parties civiles, écouter enfin les gens qui s’apprêtaient à le condamner, et finalement, rencontrer l’inconfort de sa culpabilité.
Ce n’est pas le choix qu’il a fait.
Et moi je me demande comment il aura réussi à repeindre ces pans de mémoire là, comment et où il avait trouvé le matériau pour combler ces béances.